Yves Révillon, Conseiller général et Maire de Bois-Colombes, représentait le Conseil général des Hauts-de-Seine à cette cérémonie, accompagné par de nombreux élus de la Majorité départementale.
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Histoire du Mémorial du Mont-Valérien
Le Mémorial de la France combattante est un monument d’hommage aux Français combattants, résistants et déportés qui se trouve sur la ville de Suresnes (Hauts-de-Seine) sur le Mont Valérien (162 m d’altitude).
Cet emplacement fut choisi car il fut le lieu de plus d’un millier d’exécutions des résistants, comme Honoré d’Estienne d’Orves ou les 23 membres du Groupe Manouchian.
Un circuit partant du monument retrace les derniers pas des condamnés, de la chapelle où ils étaient enfermés, à la clairière où ils étaient fusillés.
Devant la chapelle, depuis 2003, une cloche, oeuvre de Pascal Convert, est gravée avec le nom des 1 008 fusillés identifiés.
Dès le 18 juin 1945, le général de Gaulle rend à cet endroit un hommage aux « massacrés et aux fusillés ». Le 11 novembre suivant, sous la direction d’Henri Frenay, alors ministre des prisonniers, déportés et réfugiés du gouvernement provisoire, 15 corps de combattants de la Guerre de 1939-1945, originaires de France et des colonies (Tunisie, Maroc, Tchad, Burkina Faso), dont deux femmes : Berty Albrecht et Renée Levy sont inhumés dans une crypte provisoire. En 1952, on y place également le corps d’un Français résistant d’Indochine tué par les Japonais.
Devenu Président de la République le 21 décembre 1958, le général de Gaulle décide de faire édifier au Mont Valérien, le Mémorial de la France Combattante : il charge Félix Brunau d’édifier un véritable monument, inauguré le 18 juin 1960. Le monument, érigé près de la clairière des Fusillés, sur une esplanade de plus de 10 000 m2, présente seize haut-reliefs en bronze, oeuvres de sculpteurs différents, qui rappellent, par des allégories, l’héroïsme des combattants sur différents fronts. Au centre, se dresse une croix de Lorraine de 12 m de haut devant laquelle brûle une flamme permanente, sur un pavois d’airain. Sous la croix
s’ouvrent deux portes en bronze : l’une débouche sur l’escalier qui mène au parcours du souvenir, l’autre donne accès à la crypte funéraire, creusée dans la roche.
(Amicale des ASPP91) |